À Montpellier, les multinationales sont comme un poison dans l’eau !

Les élus de la métropole de  Montpellier sont désormais passés maîtres dans l’art de l’esbroufe. Philippe Saurel, maire-président, tient bon la barre de la collectivité avec ses moussaillons obéissant au doigt et à l’œil. La communication est la feuille de route de Montpellier Méditerranée Métropole (3M) servant l’égo, unique ligne d’horizon de nos dirigeants en mal de fond politique. Le dossier de l’eau est un exemple caractéristique de cette façon de faire soi-disant de « la politique autrement », chère à Saurel. Ainsi, avec la mise en place de la régie publique au 1er janvier 2016, les multinationales n’auraient plus leur place dans la gestion de l’eau. Une habile manœuvre pour noyer les réelles actions politiques. Pas de roses sans épines ! a plongé la tête la première dans le bain de la métropole. Et, une chose est sûre, le citoyen va continuer de boire la tasse.

L’encre des statuts de la régie publique de l’eau de la métropole de Montpellier est à peine sèche que la communication autour de cette gestion publique sème le doute. Côté pile, Philippe Saurel (divers droite), président de Montpellier 3M, assisté de René Revol (Parti de gauche), vice-président en charge de la régie publique et par ailleurs maire de Grabels, s’enorgueillissent d’avoir bouté hors de Montpellier les multinationales de l’eau. Côté face, ils continuent allègrement de servir Veolia et consorts.

Régie publique vaseuse

La régie publique de l’eau pleine et entière est un véritable leurre. Ainsi, comme nous l’écrivions le 15 avril 2015 : « La régie publique qui entrera en vigueur au 1er janvier 2016 ne concerne effectivement que treize communes de la 3M-Mag-mai2015métropole sur trente-et-une : Grabels, Jacou, Juvignac, Lattes, Le Crès, Montferrier-sur-Lez, Montpellier, Pérols, Prades-le-Lez, Saint-Brès, Sussargues, Vendargues, Villeneuve-les-Maguelone. Et cette régie ne concernera que la distribution de l’eau et pas l’assainissement dont deux contrats restent entre les mains de Veolia « pour un montant de 95 M€ ! Une façon de se consoler… », ironise Midi Libre ». C’est donc une demie régie publique où Véolia a encore toute sa place dans la gestion de notre eau. Et même la place la plus rentable ! À lire le magazine de la métropole de mai dernier, on apprend qu’avec l’assainissement, Véolia conserve la partie la plus rémunératrice représentant 41% du prix de l’eau.

Les habitants ont été sollicités, non pour se prononcer sur le prix de l’eau,  mais pour, via Facebook, choisir le nom de la régie. La métropole avait établi une liste prédéfinie. Et c’est « Aqua d’Oc  » et « Régie des Eaux de Montpellier Méditerranée Métropole » qui ont remporté les suffrages. Le hic, c’est qu’Aquadoc existe, à une orthographe près. Il s’agit d’une entreprise qui « accompagne les agriculteurs dans leurs projets d’irrigation. » Appeler une régie publique du nom d’une entreprise privée, le ton est donné.

Aquadoc

Les statuts attestent que c’est « la régie à autonomie financière et personnalité morale » qui a été choisie. « La régie publique la plus démocratique », écrit le collectif Eau Secours 34 qui lutte depuis six ans pour le retour en régie. « C’est une victoire », insiste même l’association. Le Conseil d’administration de la régie est composé de 20 membres : 14 élus de la métropole ; 4 membres issus d’associations dont le socialiste Claude Neuschwander au titre de l’association de quartier Mare Nostrum ; une personnalité qualifiée et un représentant du personnel. « Nous demandions le maximum autorisé de représentants non élus de la Métropole (50%) mais nous n’en avons obtenu que 30% », déplore tout de même Eau Secours 34.

La régie va créer un Observatoire de l’eau à l’image de Paris : « C’était aussi une des exigences de Eau Secours 34 pour introduire un peu de démocratie directe dans la gestion de l’eau », poursuit le collectif sur sa liste de diffusion. D’ailleurs, ce dernier reste vigilant : « La régie à autonomie financière et personnalité morale est une condition nécessaire mais non suffisante pour une gestion de l’eau qui soit sociale, écologique et démocratique. Il reste encore beaucoup de batailles à mener pour Eau Secours 34. La prochaine bataille portera sur la convention d’objectifs liant la métropole de Montpellier à la régie publique. »

Régie publique rentable pour le privé

Malgré un statut de gestion publique, Aqua d’Oc va continuer encore longtemps d’engraisser les entreprises privées. « Naldeo (…) vient d’emporter le marché d’assistance maîtrise d’ouvrage pour « l’accompagnement organisationnel, juridique, financier et technique pour la mise en place de la régie de l’eau potable et de l’eau brute ». Le marché court jusqu’au 30 juin 2016″, nous apprend Montpellier journal (28/03/15). Le montant ? 446 136€ TTC ! Naldeo n’est même pas une entreprise locale. Elle est basée à Lyon et son « chiffre d’affaires 2014 est de 16,5 Millions d’€uros », apprend-on sur son site Internet. Les Montpelliérains peuvent être heureux de contribuer à améliorer les marges de Naldeo grâce à leur régie publique de l’eau.

Veolia va aussi continuer à s’engraisser sur le dos d’Aqua d’Oc. Dans le cadre de la régie, « un responsable des systèmes d’informations (statut privé) va être embauché un peu plus tard », poursuit Eau Secours 34, véritable expert du dossier qui explique que « la régie doit faire l’acquisition des logiciels de facturation, de gestion patrimoniale du réseau etc. et former le personnel à leur usage. » Et le militant de glisser : « Je crains que cela ne soit pas possible pour le 1er janvier 2016 et qu’il faille sous-traiter facturation et gestion patrimoniale à Veolia par des marchés publics d’un an. » En clair, la régie publique va passer un contrat de délégation de service public (DSP) avec Veolia pour assurer la mission. Et ce ne serait que le début d’une longue série de contrats DSP pour la régie : « Les appels d’offres pour les marché publics (environ 80) vont dans un premier temps être traités à l’aide du logiciel de Montpellier Métropole avant que soit mis en place une structure spécifique à la régie (acquisition d’un logiciel et embauche d’un rédacteur marchés publics). » La régie publique ne serait alors qu’une coquille publique vide délégant un maximum de missions à des entreprises privées.

Profil-Gregory-Vallée-LinkEt ce n’est pas Gregory Vallée, le tout nouveau directeur d’exploitation de la régie embauché sous statut privé, qui y verra à redire. Il a été choisi parmi quarante candidats venant essentiellement de Veolia et Suez. Le conseil d’administration de la régie a décidé de ne pas attribué le poste à un candidat venant de l’ancien délégataire. Ils ont donc choisi un candidat sortant d’un concurrent de Veolia : la Lyonnaise des Eaux. Gregory Vallée a été « Chef d’Agence » pendant « 6 ans 11 mois », nous apprend son profil professionnel diffusé sur le web.

 

HydroGaïa : le salon du business de l’eau

Les multinationales et les élus ne se cachent même pas. Leurs relations cordiales s’étalent régulièrement en public à l’image du salon HydroGaïa organisé tous les ans au Parc des expositions de Pérols. Cette année, le thème était « Eaux Hyfrogaia-2014et développements économiques » avec une conférence d’ouverture consacrée à « L’eau dans la ville de demain : les enjeux économiques. » Le programme des rencontres est sur le même topo comme la session 1 au titre évocateur : « L’eau, au cœur du développement économique. » Avec d’autres collectivités, la métropole tenait un stand dans ce salon réservé aux professionnels du secteur. René Revol y est même allé présenter « la future régie publique de l’eau Aqua d’Oc – Régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole » (communiqué de presse, 28/05/2015). Mais il n’a pas eu les honneurs du salon. Sa présentation a été reléguée au stand de la métropole et non pas sur la scène des conférences. « Une ambiance de business dans les allées du salon, HydroGaïa ne connaît pas la crise », fanfaronnait en photo un an plus tôt les premiers de la classe du business de l’eau.

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HydroGaïa n’est pas trop dans la veine de la gestion publique et citoyenne de l’eau, loin de là. Ainsi, un militant d’Eau Secours 34 ayant assisté à la dernière édition de cette « foire des marchands de tuyaux » a pris un malin plaisir à noter scrupuleusement les propos tenus lors des conférences. Ce qui a de quoi laissé le citoyen croyant encore à une gestion publique de l’eau plus que perplexe. « C’est de pire en pire chaque année », note le scribe en introduction. Et dans son « florilège des interventions », on trouve Alain Griot du Ministère de l’Écologie pour qui « la réglementation française est trop contraignante pour les entreprises privées » « le code des marchés publics doit être assoupli » et « la transposition des directives européennes sur les marchés publics et les concessions doit être l’occasion d’assouplir la réglementation ». Il ne note pas si René Revol s’est élevé dans l’assemblée contre de tels propos. De son côté, Benoît Gillmann de Swelia (à lire ci-dessous) estime que « le principe de précaution tue l’innovation ». René Revol lui a-t-il rappelé que l’eau en tant que base de la vie ne devrait pas souffrir du principe de précaution ? Non, l’élu préfère se pavaner avec ses nouveaux amis du business de l’eau en les invitant à la métropole.

Swelia, le lobby de l’eau

À Montpellier, l’eau est un petit monde où l’entre-soi est de mise, élus compris. Ainsi, HyrdoGaïa, Swelia et le Pôle Eau (à lire ci-dessous) sont des structures permettant de mettre de l’eau dans les tuyaux pour qu’entreprises privées et collectivités convolent tranquillement sur la même barque pendant que les citoyens rament pour payer leurs factures. Swelia est un club de 100 entreprises dans le Languedoc-Roussillon, « soit 4 500 salariés pour un chiffre d’affaires consolidé d’1 Mds € », annonce son site Internet. Son Conseil d’administration est composé de 23 entreprises dont les multinationales Bouygues Énergies et services, Lyonnaise des Eaux (l’ancien employeur du directeur de la régie publique qui ne sera donc pas dépaysé) ou encore Veolia eau.

Parmi les partenaires de Swelia, on trouve le MEDEF International. Le syndicat patronal intervient pour Swelia sur l’accueil des délégations étrangères. Swelia est aussi très proche de la métropole de Montpellier et de son vice-président 3M-200315-Swelia-Revolen charge de la régie publique, René Revol. Le 20 mars dernier l’élu du Parti de gauche organisait une « journée de réflexion sur les enjeux de développement économique »main dans la main avec Benoît Gillmann, président de Swelia, ce même monsieur qui trouve que « le principe de précaution tue l’innovation ». Le thème ? « L’eau : enjeu et composante de santé publique » !  D’après Montpellier 3M, « 130 participants, entrepreneurs, collectivités publiques, syndicats mixtes du territoire » étaient réunis et ont participé au cocktail de 12h30. La métropole ne dit pas si les élus et les dirigeants d’entreprises ont trinqué à l’eau. Quoiqu’il en soit, René Revol qui lors de sa dernière campagne municipale à Grabels se faisait le chantre de l’eau publique contre les multinationales, parade désormais en grandes pompes avec elles. Il a même prononcé un discours officiel mis en valeur par un beau calicot aux couleurs de Swelia, le lobby de l’eau.

Pôle-eau : l’ami du privé

L’eau marchande à Montpellier est constituée d’un triptyque : HydroGaïa, Swelia et Pôle Eau. Ce dernier est un pôle de compétitivité que la ville a décroché en 2010. « Un Pôle de Compétitivité rassemble sur un territoire donné des entreprises, des laboratoires de recherche et des établissements de formation ainsi que des associations pour Hydrogaia-2015développer des synergies et des coopérations », indique Pôle Eau sur son site. C’est une structure supplémentaire qui permet un lien étroit avec les élus et les universités publiques. Le Pôle Eau a, entre autres objectifs, de « créer de la valeur à partir de projets collaboratifs innovants dans le domaine de l’eau (croissance de l’économie et de l’emploi, création et développement de TPE, PME, ETI…) ». Une gestion entièrement publique de l’eau n’est pas là non plus la première préoccupation. Côté savoir-faire pôle Eau se vante de « faciliter le processus d’innovation, l’émergence et le financement de projets (R&D ou B to B, Business to Business soit entre professionnels, ndlr) » et de « renforcer les partenariats entre grands groupes, PME et organismes de recherche et de formation ». Les missions de Pôle Eau sont donc la mise en réseau pour que tous les acteurs, privés comme publics, soient connectés par les mêmes tuyaux.

Montpellier Agglomération, l’aïeule de la métropole, était à la manœuvre et Louis Pouget, le vice-président en charge de l’eau à l’époque, se gargarisait ainsi dans le magazine de l’agglomération de la création du pôle : « Montpellier agglomération a joué un important rôle fédérateur » (Harmonie, n°275, juillet-août 2010). Cinq ans plus tard, René Revol reste dans le sillon tracé par son prédécesseur et assure lui aussi au mieux sa mission fédératrice des acteurs de l’eau. Ainsi, comme l’explique Pôle Eau, « ses principales ressources sont donc issues des subventions des collectivités publiques locales et nationales, du personnel mis à disposition par ses membres ainsi que de leurs cotisations à la structure. » À l’instar d’HydroGaïa et de Swelia, la communication publique de Pôle Eau ne parle que de parts de marchés et de valeurs économiques. D’ailleurs, Sébastien Fontbonne, nommé directeur du pôle était clair dès le début en promettant de « fédérer les forces des entreprises et des chercheurs » (Objectif Languedoc-Roussillon – 17/05/2010).

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Marigot politique

La dernière action fumeuse en date autour de l’eau a été servie le 6 août dernier par René Revol et Jean-Pierre Grand, 060815-Revol-Grand-Baignademaire (Les Républicains, ex-UMP) de Castelnau-le-Lez et sénateur de l’Hérault. Les compères qui sont pourtant aux deux bords de l’échiquier politique – l’un à la gauche radicale, l’autre à droite – sont désormais de grands amis. Le 6 août dernier, ils ont ensemble convoqué la presse pour leur baignade commune dans le Lez  au parc Montplaisir de Castelnau-le-Lez. Qu’en pensent les instances nationales du Parti de gauche qui ont promptement viré de ses rangs Maurice Meulliet qui, pendant les dernières municipales de Périgueux, avait pris l’apéritif avec un « ancien ministre gaulliste et ex-maire UMP de la ville » ? (Le Parisien – 05/02/2014) À l’époque Martine Billard, co-présidente du PG avec Jean-Luc Mélenchon, avait vivement réagi : « quand on postule à être candidat d’une liste au nom du Parti de gauche, il y a des geste politiques qui sont importants », expliquait-elle. Et de poursuivre : « aujourd’hui, les électeurs sont beaucoup dans une attitude qui consiste à dire : les partis c’est tous la même chose, ils sont de connivence ». Pour Billard, il est « très important que les actes et les discours soient en cohérence ». À quatre mois des élections régionales, le Parti de gauche sera-t-il cohérent avec Revol qui, d’après nos informations, négocie pourtant officiellement les accords avec EELV ? Pas sûr car il reste l’ami intime de Mélenchon où pendant leurs jeunes années à la secte OCI, le premier était mentor du second.

Qu’importe, les deux maires se sont baignés pour prouver la bonne qualité de l’eau du Lez. Ne cherchez pas les Tweet-3M-Revol-Grandarguments, les études chiffrés ou autres informations qui prouveraient leurs dires, le citoyen est prié de les croire sur parole. Pourtant, les études de la Direction Régionale Environnement Aménagement Logement (DREAL) en la matière sont cinglantes : le Lez propose un cocktail explosif où l’on retrouve pêle-mêle PCB et métaux lourds comme Pas de roses sans épines ! s’en est déjà fait écho ici.

Ce bain éclectique montre une chose : la métropole n’est qu’une grande assemblée où la politique est annihilée et où, de la gauche de la gauche jusqu’à la droite, les élus pavanent ensemble sous la férule du baron Saurel. D’un point de vue communication, l’image donnée aux citoyens est pitoyable et brouille les pistes. Comment des ceux-là envisagent-ils leur rapport au peuple pendant les régionales, l’un, Grand, soutenant Saurel, l’autre, Revol, se réclamant d’une liste d’élan citoyen ? Il est « très important que les actes et les discours soient en cohérence », disait Billard. Les électeurs trancheront.

Comble de l’histoire, alors que les deux élus sortaient du bain, un trou se creusait en plein milieu de la chaussée rue des thumb_IMG_6735_1024Aiguerelles à Montpellier. On pouvait y voir un trou de 37 centimètres de profondeur ont calculé les policiers municipaux dépêchés sur place et de l’eau qui s’écoule. Avec 20% de fuites d’eau sur le réseau, rien d’étonnant à ce que la voirie soit attaquée. Au bout d’une heure, un technicien débarque dans son véhicule Veolia eau. Après avoir constaté les dégâts, il prévient les voisins : « on va être obligé de couper l’eau pour intervenir ! » Les heures s’écoulent avec l’eau qui file sous la chaussée. Finalement la multinationale ne coupera jamais l’eau. D’autres techniciens de Veolia eau se déplacent avec un camion plein de ciment et de bitume. Et ils recouvrent généreusement le trou. Ni vu ni connu, la fuite court toujours.

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En France, l’eau est une affaire de gros sous et Montpellier n’échappe pas à la règle. Le film « Water makes money » dans lequel la ville est en bonne place reste d’actualité. Les multinationales sont encore bien présentes et pour longtemps. Les élus restent leurs complices en mettant sur pied des « machins » comme une régie publique fantoche. Et les habitants ne vont pas tarder à découvrir le pot aux roses : en régie publique, le prix de l’eau baisse en moyenne de 20% par rapport à une gestion privée. Pour le moment, René Revol et Philippe Saurel restent d’une discrétion de violette sur le sujet. Le m3 baissera-t-il vraiment ? Suspens ! Quoiqu’il en soit, en 2016, Swelia, Pôle Eau, HydroGaïa vont continuer à faire la part belle à Veolia et ses amis pour le plus grand bonheur de leurs actionnaires. Le poison des multinationales infusera encore longtemps l’eau des Montpelliérains.

2 réflexions sur “À Montpellier, les multinationales sont comme un poison dans l’eau !

  1. Bravo pour cet article éclairant et fort bien documenté. Moi aussi, en tant que militant du PG, je suis atterré par la connivence de nos chers baigneurs…. Toute cette eau est bien saumâtre !

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