Créons la démocratie !

Ces élections régionales ont démontré une nouvelle fois que la démocratie représentative en France est à bout de souffle. Malgré un regain de participation au second tour pour « faire barrage au Front national », les scores ne sont pas flamboyants. La peste brune a permis un tour de force extraordinaire : faire passer à la trappe ce pour quoi on vote (les programmes politiques) et créer des alliances incongrues avec une gauche écolo-radicale qui a rallié sans problème la gauche libérale du PS. Pendant ce temps, les citoyens qui n’attendent plus rien de leurs élus, fabriquent leur laboratoire démocratique.

Dessin-VoteQuelle prouesse pour ces élections régionales ! Alors que la majorité des électeurs ont voté pour la droite et l’extrême droite (respectivement 33,87 % et 21,32 %), c’est le PS (44,81 %) qui va diriger la région Languedoc-Roussillon-Midi Pyrénées. L’honneur est sauf, les postes sont certainement déjà répartis, merci à vous et à la prochaine élection. Pleins phares donc sur 2017 pour la présidentielle où, à n’en pas douter, on nous sortira à nouveau les arguments culpabilisants envers les abstentionnistes et les alliances à gogo contre toute forme de cohérence politique. « C’est pour lutter contre le Front national, ma bonne dame ! », clameront en chœur des candidats pour certain-e-s cumulard-e-s. Heureusement que le FN existe, sans lui beaucoup de candidats n’auraient rien d’autre à nous dire que leurs sempiternelles barrage à l’extrême droite. Personne n’est plus dupe de ce jeu de dupes. La vitalité démocratique n’est pas à chercher du côté des institutions.

Vive la contre-société !

« Une contre-société se développe de plus en plus avec des quantités de choses : des solidarités, des trocs, du covoiturage, des survies pas si mal. Et donc on a l’impression, et c’est peut-être une source d’espoir, que petit à petit l’État officiel va se dessécher, se rapetisser et que la contre-société va devenir la vraie société. Et que les autres vont être ridicules. Vous avez des parlements où des clowns s’agiteront, un exécutif où des fantômes parleront encore mais le vrai de la société se passera ailleurs », analyse Monique Chemillier-Gendreau, juriste international, professeur émérite de droit (Paris Diderot), (extrait du film « Même pas peur ! »).

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Plus que jamais, la démocratie est à re-questionner à l’aune des résultats électoraux et des pratiques politiciennes en cours dans cette République qui n’est plus que l’ombre de ses valeurs de « liberté, égalité, fraternité ». Ici où là fleurissent des initiatives véritablement citoyennes qui s’exercent en dehors des partis politiques, ces organisations vestiges du passé démocratique. Alternatiba l’a déjà démontré à Montpellier en organisant un événement en septembre dernier rassemblant 10 000 personnes. Pendant la COP21, alors qu’élus et partis politiques locaux ont été complètement inaudibles en terme de proposition concrète, les citoyens se prenaient en main pour faire savoir ce qu’ils pensaient de la conduite du monde en matière climatique. Ainsi, pendant une semaine, ils ont enchaîné les initiatives subversives comme l’occupation de la devanture d’une agence EDF. Pour dénoncer le greenwashing de l’entreprise, ces militants des temps modernes ont nettoyé la vitrine du fournisseur historique d’électricité, (reportage radio à écouter ici).

La criminalisation du citoyen

Il est vrai que ces temps-ci, le citoyen n’est bon qu’à être un argument politique pour candidats politiques en manque de légitimité. Ces dernières élections régionales l’ont parfaitement démontré comme nous l’avons révélé ici. Avec l’état d’urgence, affront qui met gravement en danger nos libertés, on voit la militarisation de la police qui devient une véritable armée contre le peuple. Et les terroristes ne sont pas la cible des perquisitions administratives. thumb_IMG_8235_1024Ainsi, « il y a eu 2 575 perquisitions administratives depuis le 14 novembre qui ont donné lieu à 311 interpellations, 273 gardes à vue, 453 procédures judiciaires, la saisie de 403 armes dont 39 armes de guerre et 202 découvertes de produits stupéfiants », expliquait Manuel Valls sur France Inter le 11 décembre dernier.

Dans le même temps, l’État se fait de plus en plus répressif envers celles et ceux qui ont le malheur d’organiser une résistance à l’ordre établi. Certains militants de la COP21 se sont retrouvés assignés à résidence afin de les empêcher d’agir (à lire ici). Et le gouvernement veut aller beaucoup plus loin en proposant l’internement des fichés « S ». La fiche S définit une « atteinte à la sûreté de l’État ». Avec cette dérive autoritaire, il est clair que l’espace public se réduit à la portion congrue. Une volonté claire qui a déjà été affichée en Espagne contre le mouvement du 15—M des indignés. En 2012, un an après l’occupation des places publiques et alors que les citoyens voulaient fêter les un an de l’événement, « les autorités ont réformé le Code Pénal, de manière à pouvoir qualifier une quelconque résistance ou action passive d’attitude agressive », explique Gabriela Berti, docteure en philosophie (« Ils ne nous représentent pas ! »Cairn.info, 2012). Le parlement espagnol a même ratifié une loi condamnant la résistance pacifique ou encore le fait de convoquer à une manifestation. « Toutes ces actions se présentent sous un voile de légitimité, de légalité, d’objectivité et d’impartialité, en attaquant toute possibilité d’opposition ou de construction de nouvelles sphères politiques au sein de la société », écrit Berti. « De cette manière, le système du pouvoir politique régnant rejette et dénigre toute action de résistance politique populaire dans le but de protéger sa supposée justice inattaquable et soutenue par un monopole bipartite qui accapare le discours sur le politique. »

Nouvelles pratiques de la citoyenneté

Le mouvement du 15—M n’a pas été exemplaire que par sa durée (28 jours de campements dans toute l’Espagne), il l’a été surtout par le foisonnement de nouvelles pratiques qui ont vu le jour : « Les assemblées générales se sont transformées en noyaux, en réunions hebdomadaires dans les quartiers et les villages, en assemblées thématiques (éducation, économie, politique, santé, culture, etc.) dans lesquelles des groupes pensaient et cherchaient des solutions, des idées, des formes collectives d’intervention et de prises de décision, pour une population de plus en plus pauvre sous la chape d’une politique officielle de coupes budgétaires et d’austérité. » Ainsi, « les multitudes ne se sont thumb_IMG_7238_1024pas conformées à un « ça pourrait être pire » que proclame le gouvernement, et elles se sont unies autour de nouvelles expériences d’actions politiques communautaires ». De là ont émergé, « des initiatives de documentation audiovisuelle et papier ; une maison d’édition et une bibliothèque de journaux, des journaux et des radios, plusieurs dizaines de publications ; une banque du temps pour échanger des services entre voisins sans argent, des réseaux d’entre-aide pour recueillir les excédents des commerces et les répartir ; des potagers écologiques communautaires, des coopératives de travail et de prêt ; des espaces d’échanges d’objets, etc. »

Les terrains de lutte se sont démultipliés : en soutien aux immigrés sans-papiers, aux chômeurs, aux délogés de leur logement en raison d’hypothèques, etc. Pour Gabriela Berti, « ce qui est réellement important dans le mouvement du 15-M est comment il a permis le développement d’un réseau de pratiques collaboratives, de synergies coopératives et d’actualisations transversales. » Les propositions politiques représentatives ont laissé la place à une réelle transformation sociale par la mise en place d’actions concrètes qui changent la vie au coin de la rue. Le système politique officiel a été complètement perturbé par cette façon de faire, n’y voyant certainement que des hippies chargés d’utopie. « C’est précisément l’abandon de la représentation qui a été taxée par les détracteurs du 15-M comme la principale fragilité du mouvement, un manque de définition qui les empêchent de le recadrer à l’intérieur de leurs idéaux politiques traditionnels conforme aux canons du néolibéralisme. » Berti touche au point d’achoppement qui sépare les partis politiques du reste de la population : « pour un cadre d’interprétation de la politique digne du siècle passé, il ne peut exister un mouvement social sans un centre unificateur d’organisation et d’action, sans un corps fort et central, sans un leader (dans la mesure du possible masculin). »

La multitude s’organise

Un écart se creuse donc entre les élites politiques et leurs « administrés. Les citoyens recréent des espaces plus sains démocratiquement où le débat n’est pas verrouillé mais laisse libre court à la conscience collective : « C’est dans l’espace de la participation que chaque personne rend possible l’égalité (sociale et politique) en déployant le corps de la multitude que le système veut désagréger, séparer, classifier et dégrader encore et encore. » L’innovation sociale est au cœur de ces nouvelles initiatives qui restent dans la ligne droite des Indignés. Gabriela Berti conclut

LOS DOS ULTIMOS DIAS DE LA ACAMPADA DEL MOVIMIENTO 15M POR UNA DEMOCRACIA REAL, EN LA PUERTA DEL SOL DE MADRID, ESPAÑA, EL SABADO 11 Y DOMINGO 12 DE JUNIO 2011 - Laura Surroca

MOVIMIENTO 15M – PUERTA DEL SOL DE MADRID, ESPAÑA, 11/06/2011 – Laura Surroca

ainsi son propos : « C’est un moment de transformations, d’innovations, de nouveaux processus constituants et il reste encore un long chemin à expérimenter pour que le soleil chauffe à nouveau le corps des multitudes. C’est peut-être le moment de faire comme Diogène de Sinope, et quand les politiciens tenteront de se rapprocher à nouveau du peuple pour lui demander son soutien pour s’ériger une nouvelle fois comme ses représentants, de leur répondre : « Ne me fais pas d’ombre et écarte-toi du soleil. » ! »

Face aux trop nombreux renoncements de « la gauche », beaucoup se retrouvent en déshérence militante après les désillusions subies par ces tueurs d’espoir. Alors, que faire ? où aller ? comment s’organiser ? Autant de questions qui sonnent comme un défi. Dans ce vieux monde démocratique, tout est à reconstruire autrement et avec une réelle volonté d’égalité entre toutes et tous. Dans la morosité ambiante qui joue sur nos peurs et nos différences, place à l’optimisme démocratique et au débat d’idées !

12 réflexions sur “Créons la démocratie !

  1. OK pour la critique générale, mais ne pas tomber en même tant dans la caricature du tous pourris pour les élus ! Beaucoup, certes pas forcément les plus médiatiques, se dépensent sans compter, pour régler à la fois les questions locales très concrètes, ouvrir les espaces démocratiques, s’impliquer en même temps dans le soutien aux mouvement citoyens et participer aux décisions plus globales…. Les élus sont aussi indispensables pour améliorer le quotidien et si possible transformer la société… et ils le font même parfois sans indemnités, sans vouloir à tout prix rester, sans compter ! Voir ce que fait Isabelle Touzard et son équipe entre Murviel lès Montpellier et la COP21 par exemple… http://www.midilibre.fr/2015/12/11/murviel-les-montpellier-murviel-s-engage-pour-le-climat,1256501.php

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    • Bonjour,

      Nous ne sommes jamais tombés dans le « tous pourris » et d’ailleurs nous le combattons fermement ! Relisez notre rubrique « À propos » où nous présentons le projet de Pas de roses sans épines !

      Vous évoquez Isabelle Touzard, quel heureux hasard ! Cette dame qui s’est certes faite élire sur un projet écologiste intéressant mais qui semble avoir renier totalement ces engagements. Il est vrai qu’un poste de vice-présidente à la métropole de Montpellier émargeant à près de 3 000€ par mois permet de mettre de l’huile dans les rouages des dossiers métropolitains.

      Ainsi, Mme Touzard vote sans contester la majorité des délibérations. Pire, le grand projet inutile de la gare de La Mogère de Montpellier est passée comme une lettre à La Poste, les élus de la métropole le déclarant d’intérêt général. Qu’a voté Mme Touzard ? « Isabelle Touzard, la maire de Murviel-lès-Montpellier n’était même pas présente ce jour là, elle est considérée comme « excusée » par l’Agglomération tout en prenant bien soin de ne pas transmettre son pouvoir à un ou une autre élu-e qui aurait voté contre à sa place », écrivions-nous le 12 avril dernier. À relire ici => https://pasderosessansepines.com/2015/04/12/montpellier-la-mogere-gare-aux-imposteurs/

      Mme Touzard est partie prenante de cette logique de système que nous mettons au jour et n’est pas « pourrie » pour autant. Une page se tourne pour ce vieux monde démocratique. Surtout quand les élus ne rendent jamais compte de leurs votes et font de la propagande dans les mass-média.

      Nicolas Séné

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      • Je découvre vos informations qui sont erronées, merci de rectifier au plus vite ! vérifier ses informations est la base du journalisme et véhiculer de fausses information fait le lit de ceux qui s’opposent à la démocratie. Isabelle a renoncé à ses indemnités de Maire (1500 € par mois) et s’est mise à mi-temps du ministère de l’Agriculture (et remplit scrupuleusement son mi-temps, elle est passée de directrice adjointe de SupAgro à chargée de mission à la direction) payée 50% donc, avec en plus perte de prime. L’indemnité de VP (2200 € et non 3000) ne couvre pas sa perte de salaire, pour un temps d’activité plus important qu’auparavant ! c’est donc l’inverse de ce que vous avancer. merci de rectifier. ce genre de propos est blessant pour ceux qui comme elle se dévouent pour l’action publique en gagnant moins !
        Pour ses engagements écologiques vous devez être aussi très mal renseigné, puisqu’elle a toujours exprimé son opposition à la gare TGV Mogère, au projet Oxylane (regardez le documentaire le « sens de la terre! », demandez aux responsables de ces mouvements), elle est intervenu à Alternatiba (et a soutenu y compris matériellement !) et dans de nombreuses manifestations… mais sans forcément chercher à se mettre en avant, c’est son style, respectable… Son engagement sur l’agroécologie, l’environnement, contre le gaz de schiste ou sur le climat est permanent (avez vous lu le supplément de la gazette sur ce plan) au niveau de la metropole (elle était à COP21) et localement (voir article midilibre mentionné). Elle est une des rares élues à avoir arrété un projet aberrant (ZAC de 25 hectare à Murviel) en prenant des risques face à des lobbies puissants (aménageur)… Quand vous dite qu’elle renié à ses engagement c’est encore de la fausse information, Isabelle est dans l’action concrete, pratique, efficace. informez vous un minimum, et rectifier au plus vite !
        Enfin sur son absence lors du vote, je n’ai plus souvenir (déplacement professionnel?), mais à l’évidence vous faites une interprétation totalement fausse de cette situation ! Le mieux serait de vous informer, de la contacter directement, au lieu de véhiculer de fausses info ! Excusez moi de vous le dire mais si je peux partager certaines de vos analyses , sur ce cas vous êtes dans l’erreur et de fait vous véhiculez le « tous pourris » en vous attaquant justement à celles et ceux qui sincèrement cherchent à améliorer les choses et peuvent même partager vos combats…. informez vous et vérifiez vos infos avant tout SVP !!!!!

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        • M. Touzard, attaché de presse de Mme Touzard, si je comprends bien vos messages, sachez que nous ne diffusons aucune « fausses informations ». Concernant l’indemnité de vice-présidente à la métropole, je cite Montpellier journal : « Basé sur la délibération n°7 du conseil d’agglomération du 22 avril 2014 qui prévoit 68,379 % de l’indice brut 1015 soit 3 801,47 € x 68,379 % = 2 599,41 € » (à lire ici: http://www.montpellier-journal.fr/2015/04/les-conseillers-departementaux-ont-augmente-leurs-propres-indemnites.html). J’ai écrit que Mme Touzard émargeait « à près de 3 000€ » et non pas à 3 000€ comme vous le certifiez. Les mots ont un sens, ne faites pas de raccourci.
          Donc Mme Touzard émarge à 2 599,41€ par mois à la métropole qui doit se retrouver à 2 200€ nets sur son compte en banque, c’est logique. Vous ne me ferez pas pleurer sur sa perte de salaire. Montpellier, c’est 25% de taux de pauvreté, 15% de chômage, des centaines et des centaines de bénéficiaires du RSA, qui ont beaucoup moins pour vivre.

          Ensuite,ah ça oui, Mme Touzard est opposée à la gare de La Mogère dans les médias comme son nouvel ami Revol. Mais les actes des politiques sont leurs votes dans l’hémicycle. Et notre démocratie est si bien faite qu’en cas d’absence à un conseil, ils peuvent donner un pouvoir pour faire peser sa voix. C’est la moindre des choses quand on est vice-présidente d’une telle institution !

          Mais continuons sur ses votes : qu’a voté Mme Touzard concernant l’assainissement de Montpellier ? La délégation à Veolia ! Concernant le service funéraire alors en régie publique ? La délégation à un prestataire privé ! À aucun Mme Touzard ne prend la parole dans l’hémicycle pour donner son opinion contre les projets. Mais dans Midi Libre, le discours est différent.

          Merci à vous M. Touzard, finalement, d’illustrer à merveille cet article « Créons la démocratie ! ». Vous nous démontrez que nos élus sont bien éloignés des citoyens et qu’entre leurs paroles et leurs actes, il y a un canyon à enjamber.

          Nicolas Séné

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          • Bon je vois que vous vous enfermez dans une vision négative, partiale, erronée et éloignée du réel pour le coup ! je regrette d’avoir ouvert ce dialogue en sincérité. Je pensais que vous vous informeriez et réviseriez vos propos (on fait tous des erreurs) reconnaissant que des élus aussi oeuvrent pour « créer de la démocratie », booster les mouvements citoyens et faire de la politique autrement. Je ne comprends pas votre virulence et votre refus de voir l’ensemble des actions que peut avoir un élu. je vous invite à discuter directement avec moi (époux et pas attaché de presse!) ou isabelle, si vous êtes vraiment attaché à la vérification de vos informations. vous avez mes coordonnées j’imagine. informez vous et vérifiez pour informer ensuite !

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            • « Quand on ne peut pas attaquer le raisonnement, on attaque le raisonneur », écrivait Paul Valery. Votre posture ne répond en rien aux actes politiques de Mme Touzard, ses déclarations dans la presse qui n’ont rien à voir avec à ses votes. Désolé d’avoir cassé votre coup de pub’ en publiant un commentaire à la gloire de votre femme. Nous nous intéresserons désormais de plus près à son travail d’élue et nous ne manquerons pas de la croiser dans les mobilisations citoyennes. Ah oups ! désolé je ne l’ai jamais vu aux événements d’Alternatiba pendant la COP21 la semaine dernière. Les paroles et les actes…
              Bienvenue dans la démocratie du XXIème siècle !

              Pour rappel : « Une contre-société se développe de plus en plus avec des quantités de choses : des solidarités, des trocs, du covoiturage, des survies pas si mal. Et donc on a l’impression, et c’est peut-être une source d’espoir, que petit à petit l’État officiel va se dessécher, se rapetisser et que la contre-société va devenir la vraie société. Et que les autres vont être ridicules. Vous avez des parlements où des clowns s’agiteront, un exécutif où des fantômes parleront encore mais le vrai de la société se passera ailleurs », Monique Chemillier-Gendreau, juriste international, professeur émérite de droit (Paris Diderot), (extrait du film « Même pas peur ! »)

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              • La contre société se développe aussi dans le respect de l’autre, les informations vérifiées et contextualisées et pas des interprétations et jugement faciles à l’emporte pièce, qu’il s’agisse d’un élu ou pas. J’ai réagi en sincérité sans vouloir faire de pub, un peu naif sans doute, croyant en votre bonne foi, mais je me suis (sans doute) trompé et je vous propose d’en discuter plus directement autour d’un verre, pour que les raisonnements et raisonneurs se confrontent sans ambiguité. A oui oups, je ne vous ai pas vu non plus à Paris ou Montreuil pendant la COP21, ou dans les forums associés… Isabelle non plus je pense… mais c’est vrai que je ne connais pas votre visage, un motif de plus pour se rencontrer et pouvoir vérifier plus tard vos informations ?

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                • Les informations sont vérifiées puisqu’il y a les sources. Pas besoin de passer par le filtre de la propagande pour cela. Mais nous nous rencontrerons avec plaisir… sur le terrain. Bien à vous 😉

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  2. Lisez au moins l’interview d’Isabelle dans l’Agglorieuse du 21 05 2014, le supplément Gazette sur l’agroécologie et les actions concretes engagées, le blog de midilibre Murviel ou le site de la commune de Murviel ! informez vous simplement

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  3. Et pour finir suivez page Facebook de murviel, avec cet info sur climat :https://www.facebook.com/Ville-de-Murviel-l%C3%A8s-Montpellier-932971763419918/?ref=hl

    Murviel-lès-Montpellier s’engage pour le climat

    Au-delà de la COP 21, la nouvelle équipe engage une politique de long terme, qui vise à limiter les émissions de gaz à effet de serre, et à piéger du carbone :

    – Préservation des terres agricoles, qui piègent le carbone, dans le cadre d’un projet d’urbanisme limitant les extensions urbaines, et privilégiant le réinvestissement urbain : arrêt de la ZAC de la Rompude et de la Morte, rénovation du bâti ancien plutôt que de la construction de bâtiments nouveaux pour les équipements communaux ;
    – Soutien aux vignerons, pour pérenniser leurs activités. L’agriculture bio ou raisonnée pratiquées par nos agriculteurs limite l’émission de GES ;
    – Diagnostic énergétique des bâtiments et plan d’action pour les économies d’eau, d’électricité et de gaz dans les écoles, centre de loisirs, équipements sportifs, bâtiment de la mairie…
    – Choix de scénarios énergétiques optimaux pour les révovations de bâtiments anciens
    – Réalisation d’un schéma de déplacement privilégiant les déplacements doux (piétons, vélos…)
    – Obtention en septembre 2015 d’une ligne de bus de la TAM, permettant de limiter les déplacements en voiture ;
    – Mise en place d’un marché « circuits courts et de proximité » tous les dimanche matin depuis le mois de mars 2015 ;
    – Changement de prestataire à la cantine avec plus de produits bio et locaux, depuis le 1er novembre 2015 ;
    – Mise en place d’un projet pédagogique au centre de loisir et TAP en faveur de l’agroécologie, l’environnement ( ?)
    – Projet de relocalisation des activités économiques, en améliorant l’accès à la téléphonie (antenne en service en décembre 2015) et au haut débit (fibre optique). Sur ce dernier point, le combat reste à mener…

    D’autres actions sont en réflexion : lutte contre le gaspillage, plantation d’arbres, réduction de l’éclairage public…
    La municipalité n’est pas la seule à se soucier de ces enjeux extrêmement importants pour notre avenir : de nombreux citoyens ont fait le choix d’adapter leurs pratiques au quotidien, et souhaitent s’organiser en association pour lancer de nouvelles initiatives collectives (covoiturage, économie circulaire…) ; la municipalité est à leurs côtés !

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    • Bonjour, je me permets de réagir à vos différents propos car certains d’entre-eux me font un peu sursauter. Tout d’abord vous avez raison de souligner que la ville de Murviel-lès-Montpellier a été la seule de la Métropole à soutenir Alternatiba logistiquement (tables, etc…). Cependant si vous souhaitez vous aventurer sur le terrain d’Alternatiba et de la COP21, tout n’est pas rose pour Madame Touzard. Si vous faites d’Isabelle Touzard une écolo du quotidien prenant part aux alternatives de terrain, vous oubliez sciemment ou pas l’Isabelle Touzard vice-présidente aux ordres de Philippe Saurel.

      C’est ainsi que de son côté la mairie et la Métropole de Montpellier n’ont apporté aucune aide au festival Alternatiba à part le parc Sophie Desmarets à la Paillade. Pire, Philippe Saurel a fait organiser le même week-end le festival refaisons le climat,véritable greenwashing de la Métropole pour lequel Isabelle Touzard a bien évidemment participé à la conférence de presse. D’ailleurs un supplément de La Gazette dont vous semblez être un fidèle lecteur (50 000 euros payés par le contribuable à chaque fois) faisait notamment l’apologie du doublement de l’autoroute A9 « bon pour le climat » ou encore de la Gare de la Mogère mettant en exergue la ville du futur. Est-ce de cette métropole là qu’Isabelle Touzard est membre de l’exécutif ?

      Il ne faut pas oublier non plus que jusque à la veille d’Alternatiba, Philippe Saurel, si soucieux du changement climatique, était attendu au festival avec… Isabelle Touzard. De quel mérite parlons-nous ? De celui de participer à des conférences engagées tout en faisant une com’ écolo à une métropole qui bétonne et bétonne encore ? De celui de s’annoncer contre les grands projets inutiles dans la presse et de ne pas voter contre dans l’hémicycle ? De celui de parler d’agro-écologie à la COP21 alors qu’on est membre d’un exécutif qui fait disparaître les terres cultivables ? Dites moi car je n’ai pas vraiment saisi la raison de cette Ode.

      D’une élue de l’exécutif d’une des dix plus grandes métropoles de France on attend plus qu’un projet de village. Ce que je vois c’est une élue qui a trouvé le bon filon en faisant de bonnes actions et en signant des appels mais qui vote le pire et se fait la porte-parole écolo de la bétonisation. Notre Maud Fontenoy locale ? En tout cas ces incohérences doivent-être difficiles à vivre au quotidien. Courage !

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      • Comme pour votre collègue je vous invite à discuter directement avec moi ou isabelle, vérifier vos infos, les contextualiser… car vos propos (limites) sont erronés, vraiment désobligeants pour Isabelle qui se tue non seulement sur son village mais aussi pour développer une véritable politique agroécologique à l’échelle de l’agglo, luttant précisément contre le bétonnage, la pauvreté alimentaire,etc… et loin des beni oui oui écolo ou du green washing. Elle ne communique peut être pas assez sur tout cela, mais enquétez ! Les quelques articles lus sur votre blog étaient intéressants (de la critique un peu acide, mais salutaire souvent), mais je vois que je m’étais sans doute trompé sur le sérieux et l’esprit de ses auteurs… à moins que vous me démontriez le contraire autour d’un verre de vin.

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