À Montpellier, les élus délogent le social !

Montpellier est une ville pauvre où le logement est un des enjeux majeurs. Ce qui n’empêche pas les élus de soutenir les promoteurs privés au détriment du logement social. Enquête aux fondations de la politique du logement.

D’un point de vue social, la capitale héraultaise, c’est Montpellier la sous-douée. Avec 265 000 habitants dans la ville (427 000 habitants dans la métropole), elle compte 25% de pauvreté (Observatoire des inégalités) et 13,3% de chômage (Direccte). Côté logement, le constat est aussi déplorable. Le bailleur social historique ACM Habitat gère 23 000 logements et les demandes sont passées de 16 000 en 2010 à plus de 21 000 en 2014 ! Sous la férule de Philippe Saurel, les élus de la ville et de la métropole privilégient pourtant les promoteurs et les investisseurs privés au détriment d’une population en souffrance.

Logement social : recul de 25% !

Philippe Saurel qui promettait d’être « maire à plein temps » pendant la campagne des municipales en 2014 a depuis mis la main sur les postes clés : la présidence de la métropole, du conseil de surveillance du CHU et, en janvier 2016, d’ACM. Claudine Frêche reste cependant la directrice du bailleur social, l’épouse du défunt Georges, l’homme qui institua le clientélisme comme principe de gestion de la Cité. Mettre la main sur ACM reste donc un bon levier d’action pour le maire, fils spirituel de Frêche. Le jour de son adoubement à la tête d’ACM, « le maire a rappelé qu’il s’agissait finalement d’un retour aux sources, puisqu’il avait déjà « participé à la fusion entre la Société héthumb_IMG_7382_1024raultaise de construction et l’Opac, en 1998″ (Midi Libre – 08/01/16). Cette même fusion qui a donné naissance à ACM. Celui qui se revendique maire citoyen est surtout un vieux loup de la politique locale.

Et, à ce titre, il est passé maître dans l’art de l’esbroufe. Il répète ainsi à l’envie que Montpellier est dotée de 23% de logements sociaux, soit très près des 25% imposés par la loi Duflot. Petit souci, à peine élu en 2014, il s’empresse d’amener à la baisse la production de logements sociaux prévue dans le Plan local d’habitat (PLH) 2013-2018 voté le 27 novembre 2013. Le PLH prévoyait la création de 5 000 nouveaux logements par an dont 2 000 sociaux. Lors des vœux de la métropole au Corum en 2015, Saurel a glissé discrètement « qu’il ramènera le taux de logement social à construire chaque année dans le cadre du (…) PLH 2013-2018 de 40 % à 30 %. Soit un recul de 25 % au total », a calculé Midi Libre (05/02/15). L’argument de l’édile ? « Je n’ai pas envie que Montpellier ressemble à Sarcelles », a dit Philippe Saurel rapporte Le Moniteur (16/05/14). Apparemment, les élus des hémicycles municipal et métropolitain ne le veulent pas non plus car pas un n’a moufté.

Seul Hervé Martin, élu communiste d’opposition appartenant au Mouvement des progressistes (MdP) de Robert Hue, a réagi. Cet ancien adjoint à l’agglomération en charge du logement connaît effectivement bien le dossier. « Soixante-quinze pour cent de la population montpelliéraine peut prétendre à un logement social. Comment fait-on si toutes ces personnes déposent un dossier ? », se demande-t-il dans Midi Libre (05/02/15). Et il pointe un enjeu qui touche à la démocratie : « Le PLH ne peut pas être modifié par le fait du prince. (..) Il (Philippe Saurel, ndlr) ne peut pas s’affranchir d’un débat sur le PLH à la Métropole. » Jonglant allègrement avec les pourcentages de logements sociaux, Saurel n’a que le mépris comme réponse : « Moi je fais de la politique, pas des mathématiques » rappelant qu’en 2013 il n’a pas voté le PLH. Mais il ne pourra pas faire l’économie d’un vote sur la modification annoncée. Que feront les élus ? Suspens !

Des logements pas très sociaux

Le plan local de l’habitat 2013-2018 ne représente pourtant pas la panacée. Loin de là. Son diagnostic est néanmoins effarant. Le document rappelle la forte hausse démographique de Montpellier, « +1,2% en moyenne par an entre 1999 et 2009 », et la typologie des nouveaux arrivants. Chaque année, 3 000 nouveaux étudiants s’installent dans l’agglomération et celle-ci « perd plus qu’elle n’attire des jeunes familles (25-35 ans) ». Effectivement, les étudiants une fois diplômés s’installent dans d’autres régions, là où il y a du travail, et « des familles s’installent dans des territoires limitrophes car elles ne sont pas en capacité financière d’accéder à la propriété sur le territoire de l’Agglomération ».

Le prix du logement sur le territoire de la métropole de Montpellier est LE point essentiel. Si les rédacteurs du PLH observent « une relance significative de la production neuve », ils constatent dans le même temps que l’ « offre (est) en décalage avec les capacités financières des ménages locaux ». Ceux qui ont la main ce sont les investisseurs, autrement dit les rentiers de l’immobilier qui achètent des logements pour les mettre en location. « Le marché de la promotion privée : des volumes records de vente, liés à une forte présence des investisseurs, et des niveaux de prix élevé », explique le PLH. Ainsi, « le niveau de revenus des ménages du territoire a progressé moins vite que les prix de l’immobilier » et « Montpellier Agglomération reste l’une des agglomérations les plus chères de France pour le logement neuf. »  Pour ce qui est des logements locatifs sociaux, « le bilan quantitatif est encore insatisfaisant ».

D’ailleurs, que se cache-t-il derrière l’appellation « logement social » ? Un éventail de logements plus ou moins sociaux. On retrouve quatre catégories : les PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) réservés aux personnes en situation de grande précarité ; les PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) qui correspondent aux HLM traditionnelles ; les PLS (Prêt Locatif Social) et les PLI (Prêt Locatif Intermédiaire), attribués aux familles dont les revenus sont trop élevés pour accéder aux locations HLM ordinaires, mais trop bas pour pouvoir se loger dans le secteur privé. Et quand on décompose les types de logements sociaux construits sur la métropole de Montpellier, c’est bien le moins disant social qui est appliqué. Selon le document officiel dont est extrait le graphique ci-dessous, seuls 25% (PLUS + PLAI) des logements construits par an, soit 1 250 sur 5 000, sont réellement social Visuel-Type-logementsi on considère le terme social comme l’accession des plus pauvres.

Viennent ensuite les 14% (PLS + LLS) soit 670 sur 5 000, de logement social traditionnel. Les catégories d’au-dessus ne sont à destination que des plus aisés des moins riches car cela concerne l’accession à la propriété qui représente 20%, soit 1 000 logements sur les 5 000 construits par an. Les « logements libres » représentent 40% du total, soit 2 000 logements sur 5 000. Ce sont des logements qui sont surtout prisonniers du marché privé profitant aux promoteurs et autres investisseurs. Quand Philippe Saurel annonce donc rogner sur les logements sociaux, c’est donc bien sur des logements qui représentent la plus petite part des constructions neuves. Finalement, celui qui a été adjoint à l’urbanisme dans les majorités municipales Parti socialiste poursuit son œuvre : livrer au privé le juteux marché de l’immobilier.

Les pieds dans le béton

Il est vrai qu’en 2014 , en pleine campagne électorale pour les municipales, Philippe Saurel promettait « une politique de logement social revue » (Midi Libre –  14/02/14). À l’époque, il n’a pas expliqué que ce serait revu à la baisse. Car l’homme a dans l’habitude de livrer les constructions aux promoteurs immobiliers privés qu’il a appris à connaître en tant qu’adjoint à l’urbanisme dans l’équipe municipale PS. Ainsi en 2010 promettait-il de ré-urbaniser 1/5ème de la ville ! À l’époque il était déjà très à l’écoute des marchands de béton. « Lors de la soirée de gala organisée à l’occasion du Salon de l’immobilier, devant un parterre de promoteurs immobiliers », Saurel l’adjoint PS expliquait « qu’il restait encore 1 000 ha de surfaces à investir pour du logement, des commerces et des bureaux, sur les vingt prochaines années. » (Midi Libre – 18/03/10) Le baron de Caravètes enfonçait même le clou : « Il y a encore de quoi assurer de l’activité pour votre profession, avant de travailler plus en profondeur sur le renouvellement urbain. » Six ans après, Saurel le maire poursuit son œuvre, les pieds dans le béton.

Mantilla-1D’ailleurs, il l’a prouvé car c’est bien lui qui était à la manœuvre du quartier du nouveau Saint-Roch qui a vu s’ériger un immonde parking gigantesque et qui verra s’élever une tour de seize étages. La réhabilitation de ce quartier autour de la gare n’est pas faite pour contenter les demandeurs de logement social. Au contraire il privilégie le tourisme d’affaires que Saurel l’adjoint à l’urbanisme vantait dans les colonnes de Midi Libre (« Un projet audacieux pour le tourisme d’affaires » – 05/07/11). Saurel se gargarisait d’un projet prévoyant un hôtel 4 étoiles, un 3 étoiles, un centre d’affaires et un bâtiment de logement avec « des appartements haut de gamme : compter 600 000 € pour un 4 pièces ». L’hyper-maire aime ainsi s’afficher avec le gratin du béton. En juin 2015, il pavanait aux côtés du Pdg de Bouygues Immobilier, du directeur délégué de Sogeprom Commerces&Services et du président de Pragma pour inaugurer La Mantilla située à Port-Marianne. La Mantilla est l’archétype de la construction de logements et de commerces à Montpellier.

La part belle est faite aux commerces et au bureaux : « 3 500 m² SHON de bureaux certifiés NF (…) Habitat, installé sur 1 600 m², Monoprix, installé sur 1 600 m², Picard, installé, sur 310 m² » (Midi Libre – 15/06/15). Côté logement, Bouygues Immobilier a réalisé 218 logements dont une bonne place est faite au bling-bling avec « 101 logements de grand standing en accession libre sur les résidences Naïa et l’Alhambra ». On retrouve une résidence étuMantilla-PCdiante de 124 appartements et 94 logements en accession. Des miettes sont jetés à ACM avec la réalisation de seulement 63 logements sociaux (résidence Paloma) et 21 logements primo-accession (résidence Volubilis). Et encore le quotidien régional n’indique pas de quelles catégories de logement social il s’agit. Un récent permis de construire modificatif fait d’ailleurs état de la suppression de trois logements (photo ci-contre).

Le 22 décembre 2015, Philippe Saurel n’aurait manqué pour rien au monde les vœux de la Fédération des promoteurs immobiliers du Languedoc-Roussillon (FPI LR). Ce pince-fesse a réuni pas moins de 300 professionnels de l’immobilier, du bâtiment et des élus (BusinessImmo – 23/12/15). Le président de la FPI LR, Xavier Bringer a lancé un cri du cœur en appelant à « l’union » :  « Quand je parle d’unité, je n’oublie pas l’ensemble des services de l’Etat, nos SEM et en particulier la SERM* et la SAAM* et bien sûr nos élus ». Ces chers élus qui le lui rendent bien. D’ailleurs, Saurel a fait un aveu de taille : « Nous allons poursuivre l’acte de bâtir, avec l’augmentation de la surface de plancher, le nouveau PLH et quelques autres actions à mener. Nous allons renforcer tout cela et continuer à construire la ville et la métropole. Montpellier sera toujours Montpellier… » Pas bouger ! Tout restera tel que cela a été. Haro donc sur le logement social ! Les couleurs de béton et les rentiers de l’immobilier sont saufs.

La rente immobilière

C’est que nos élus les cajolent. Ainsi quelques mois plus tôt, en mai 2015, les élus de la mairie et de la métropole se sont montrés très généreux envers eux pour soutenir leur activité économique. En 2015, les deux collectivités ont engagé 726 millions d’euros pour les entreprises privées du secteur ! (Midi Libre – 21/05/15). « Nous avons toujours de grandes attentes à l’égard de la puissance publique. Ce genre de présentation a aussi pour vertu de rassurer les entreprises quant à l’avenir. Nous étions d’ailleurs demandeurs de ce type de manifestation, qui reste un vecteur de confiance face aux doutes des entrepreneurs », commente même sans ironie, Patrick Ceccotti, le président de la Fédération du bâtiment de l’Hérault.

726 millions d’euros pour le privé, ça mérite bien une réduction de la construction des logements sociaux ! Pourtant, le chantier est colossal. Déjà en 2005, le Nouvel Observateur (25/08/05) alertait sur la situation montpelliéraine : « les prix ont tellement flambé dans la capitale du Languedoc-Roussillon que la sclérose menace le marché de l’immobilier. Professionnels et élus incitent les vendeurs à revenir à la raison. » Le marché venait de subir une augmentation de 100% des prix des maisons et des appartements en seulement six années ! Dix ans après, une tendance à la hausse se poursuit pour le plus grand bonheur des rentiers de l’immobilier. Ainsi, en 2014, « pour favoriser la construction de logements, le gouvernement a en effet décidé d’appâter les investisseurs potentiels, pour mieux les convaincre de la bonne opération à faire, en relevant les plafonds de loyer. Montpellier et sa grande couronne passent de la zone B1 à la zone A, entraînant de fait une hausse sur les appartements construits sur la base d’un investissement défiscalisé ». Le plafond maximum des loyers passe de 10€ du mètre carré à 12,42 €. Grand seigneur, Philippe Saurel a demandé « au préfet qu’il nothumb_IMG_8542_1024us autorise à moduler à la baisse le plafond des loyers », soit entre 10€ et 12,42€. Là non plus, c’est proposé sans ironie.

Une hypocrisie quand au même moment, le maire de Montpellier refuse, sans débat, l’encadrement des loyers, une possibilité pour les communes qui est alors proposée par le gouvernement. L’argument de l’édile ne tient pas au regard de la réalité décrite ci-dessus : « Je ne suis pas favorable à l’encadrement de loyers car Montpellier n’en a pas besoin », ose-t-il répondre au magazine Objectif LR (octobre 2014). Et Saurel se fait le chevalier servant du milieu économique en poursuivant ainsi son propos : « l’encadrement des loyers pourrait freiner les investisseurs dans une ville où le BTP contribue pleinement à l’économie et à l’emploi. » Dans le magazine, il figure aux côtés du sénateur-maire de Sète François Commeinhes (Les Républicains) qui  ne veut certainement pas que sa ville non plus « ressemble à Sarcelles ».

Réhabilitation versus spéculation

Une lutte citoyenne fait l’actualité de la ville. Il s’agit des habitants de Las Rebes dans le quartier des Cévennes. La métropole veut y construire des logements sociaux en détruisant le poumon vert du quartier. Les habitants défendent leur cadre de vie et demandent une rencontre avec les élus pour traiter démocratiquement le point d’achoppement. Mais mairie et préfecture ont préféré envoyer des policiers armés alors que le Collectif de défense du Poumon Vert et les Enfants de la Colline ont mis en place une veille citoyenne pour empêcher les bûcherons de venir couper les arbres (la vidéo des habitants est visible ici). Mais comment peut-on s’opposer à la construction de logement social ? D’abord, pour garder un espace vert incontestable pour le bien vivre. Ensuite, il faut jeter un œil sur la répartition des logements sociaux sur le territoire pour comprendre qu’ils sont très fortement concentrés dans les thumb_IMG_8547_1024quartiers dits populaires. « Sur le reste du territoire, au nord de Montpellier par exemple, le taux (de logement social, ndlr) s’élève à peine à 3 % », assure Jean-Paul Giral, directeur général d’un Toit pour Tous, un bailleur privé installé à Nîmes (Objectif LR – juin 2014). Les plus pauvres sont donc concentrés dans les mêmes quartiers.

Pourtant, de la place il y en a ! Montpellier se classe « 2e grande ville pour les logements vacants », titre Montpellier journal (02/10/13). Selon l’Insee, la capitale héraultaise compte pas moins de 13 000 logements vides ! Avec le taux de rotation des logements en cours de vente ou de location, on peut aisément dire qu’il y a 10 000 logements vacants dans la ville. C’est énorme pour une ville en souffrance immobilière. Alors, à quoi servent-ils ? Une piste d’explication peut se trouver dans la spéculation. Pour maintenir les prix de logements élevés, il faut raréfier le produit. Une bonne vieille ficelle de l’offre et de la demande. Mettre des moyens dans leur réhabilitation offrirait pourtant une sacrée bulle d’oxygène.

Mais la réhabilitation n’est pas le fort de nos élus. Celle du quartier du Petit-Bard est un exemple criant. Cela fait plus de dix ans que le quartier est en travaux et que les habitants n’en peuvent plus d’une réhabilitation qui traîne en longueur. Alors, quand les élus organisent une opération de communication, ils sont là pour leur rappeler. En janvier 2016, alors que les représentants du peuple viennent inaugurer le plateau sportif et les nouvelles aires de jeux pour enfants de ce quartier, « une poignée d’habitants a perturbé la cérémonie : des reproches et des insultes, visant les élus, ont notamment fusé », raconte 20 Minutes (20/01/16). Une habitante confie : « Quand je suis arrivée ici, il y a 40 ans, le Petit Bard, c’était beau, il y avait des fleurs partout, confie une habitante. Et puis ça s’est dégradé, jusqu’à devenir insalubre… Les syndics et les propriétaires nous ont oubliés. Aujourd’hui, ça va un peu mieux. Mais il reste du travail. » Un problème que connaissent bien les élus locaux : « Il faut dire qu’ici, au Petit Bard, les syndics sont partis avec l’argent des habitants. (…) Ça a laissé les habitations dans des états de délabrement très importants et les habitants dans une incroyable précarité. Il faut bien comprendre que c’est de cette situation qu’est parti le projet de rénovation. » C’est Philippe Saurel qui s’exprime. À aucun moment il ne s’engage à poursuivre les malhonnêtes comme il s’évertue tant à le faire dans le tramway avec une politique de contrôles agressive. Là, les fraudeurs de l’immobilier sont absouts avec l’argent public de la rénovation.

 

Sans conteste, les élus de la mairie et de la métropole de Montpellier ont engagé le délogement du social ! Dans l’ensemble de leur action politique, ils préfèrent le camp des promoteurs comme le démontre parfaitement bien un projet en cours, celui de gare de La Mogère. Pendant ce temps-là, les habitants s’enlisent dans la précarité. D’après l’Insee, pour les 20% des ménages les plus modestes, le logement est le premier poste de dépenses. « Pour ce qui concerne les locataires du parc privé et les accédants, toujours en cours de remboursement » la part du logement représente 27% de leurs revenus (France Info – 27/11/14). Selon le syndicat Unef, la ville se classe au sixième rang des villes les plus chères en termes de logement et transport pour les étudiants. En tout cas, une chose est sûre : à Montpellier, les rentiers de l’immobilier ont la vie belle.

 

*La SERM et la SAAM sont des sociétés d’économie mixte d’équipement et d’aménagement de la ville et de l’agglomération montpelliéraine réunissant les collectivités locales et les entreprises privées.

2 réflexions sur “À Montpellier, les élus délogent le social !

  1. Pingback: [Montpellier] Les élus délogent le social ! – Le Comptoir

  2. Merci pour cet excellent article. Pour info, ce site permet d’interpeller Philippe Saurel sur l’encadrement des loyers : http://www.monloyertropcher.fr
    Selon le site clameur.fr (site de référence pour les loyers), Montpellier est en moyenne plus chère que pour les loyers que Lyon et Toulouse qui sont pourtant beaucoup grandes et moins pauvres !
    De plus, beaucoup de bailleurs particuliers n’hésitent pas à publier des annonces encore plus chères qu’en agence sur des sites de petites annonces bien connus, avec des niveaux de loyers vraiment insupportables pour les salariés modestes.
    Cyril

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